Où et comment s’engager concrètement ?
1. L’aide aux devoirs et l’accompagnement scolaire
Beaucoup d’élèves rencontrent des difficultés scolaires, notamment dans les quartiers prioritaires ou en milieu rural. L’Ecole ne parvient pas toujours à tout compenser. Les associations comme l’AFEV ou Le Ciel Bleu recherchent en permanence des bénévoles pour du soutien scolaire, de l’apprentissage du français, des maths ou des sciences. Selon AFEV, près de 150 000 jeunes sont suivis chaque année grâce à l’engagement de 8000 bénévoles.
- En quelques heures par semaine, une aide personnalisée peut changer le rapport à l’école, redonner confiance, prévenir le décrochage scolaire.
- La mission peut se faire à domicile, dans des locaux associatifs, ou désormais en ligne.
- Pas besoin d’être “professeur” : patience, pédagogie, envie de partager suffisent souvent pour commencer, la formation étant souvent proposée sur place.
2. Le mentorat : transmettre au-delà des cours
Le mentorat, c’est établir un lien durable avec un jeune, pour le guider dans son projet scolaire ou professionnel, l’écoute étant au cœur de la démarche. Le plan “1 jeune, 1 mentor”, lancé par l’État en 2021, vise à accompagner 200 000 jeunes par an avec des mentors issus de tous horizons.
- Des plateformes comme 1jeune1mentor.fr facilitent la mise en relation.
- Le ou la mentor·e partage non seulement des connaissances, mais ouvre aussi des portes, décrypte le monde du travail, aide à renforcer l’estime de soi.
- Une relation intergénérationnelle bénéfique, qui valorise réciproquement jeunes et accompagnants.
Selon le collectif Mentorat, 73% des jeunes mentorés jugent que le mentorat les a aidés à dépasser leurs difficultés d’orientation [Collectif Mentorat, 2023].
3. La transmission de savoir-faire techniques, artistiques et manuels
Apprendre à réparer, à jardiner, à coder, à cuisiner ou à peindre : ces compétences “hors programme” sont essentielles à l’autonomie et au développement de la curiosité. De nombreuses collectivités et associations (Répar’Café, ateliers partagés, MJC, FabLabs) recherchent des seniors prêts à transmettre un tour de main, à encadrer des ateliers ou des stages.
- La transmission de métiers manuels et d’artisanat répond aussi à des besoins économiques forts, alors que de nombreux secteurs peinent à recruter (bâtiment, industrie, soins, agriculture…)
- C’est une façon vivante de partager la passion d’une vie ou d’un loisir, de briser les stéréotypes sur les métiers “difficiles” ou “vieillissants”.
Exemple : Le réseau des Compagnons du Devoir mobilise régulièrement des retraités pour le tutorat d’apprentis dans 29 “Maisons” en France.
4. L’engagement citoyen et associatif au service de la jeunesse
Accompagner une association, un conseil de jeunes, une junior association, contribuer à la gestion d’actions citoyennes, participer à des ateliers d’éducation à la citoyenneté dans les écoles… De très nombreux collectifs sollicitent des bénévoles seniors pour accompagner l’expression et les initiatives jeunes.
- Les conseils locaux de jeunes apprécient les référent·es expérimentés pour offrir une écoute, structurer des projets, ou aider à leur mise en œuvre (ex: organisation d’un festival, d’une action solidaire, etc.)
- Plus de 20% des structures associatives jeunesse sont actuellement présidées ou animées par des retraité·es selon l’étude DJEPVA-ISD [DJEPVA, 2023].
5. L’accompagnement de l’orientation et du parcours professionnel
Face à un monde du travail qui change vite, beaucoup de jeunes se sentent perdus. Témoigner de sa propre expérience, ouvrir des portes sur des métiers, organiser des visites, participer à des forums de découverte sont des façons très concrètes d’aider.
- Les réseaux “Parrainage pour l’emploi” (par exemple, Pour l’Emploi) proposent de guider collégiens, lycéens, apprentis ou étudiants, notamment issus de milieux éloignés de l’emploi.
- D’après Pôle Emploi, près de 90 000 jeunes ont accès chaque année à du parrainage professionnel en France [Pôle Emploi, 2022].